8.4.26

Take me somewhere I can breathe

Wino à deux doigts de faire de la merde.

Faire confiance au kefir de lait à la myrtille ainsi qu'à Sandra Bullock et Keanu Reeves.

Je vais éviter de trop commenter le fichu design de ce blog que je change environ toutes les demi-heures. Cela dit, j'y ai quand même pas mal réfléchi parce qu'il faudrait être con pour ne pas s'apercevoir d'un pattern... et je crois avoir capté (vous aussi, ahah). En fait, il me semble que ça ressemble à quelqu'un qui joue avec de l'argile quand ça part un peu en freestyle dans la vie. Y en a pour qui c'est le jardinage, malaxer une balle en mousse, gueuler sur ses enfants, peindre, tricoter. Moi, je chipote le design. Au fond, je ne pense même pas que c'est une réelle recherche de perfectionnisme dans de l'esthétique (je serais capable, demain, de te pondre un design 100% nostalgique des skyblogs alors que ça n'est visuellement pas mon truc ---- ouais d'ailleurs, je l'ai presque envisagé sérieusement pour rigoler / ou faire un blog jumeau de celui-ci version SKYBLOG over cringe -- pour les amoureux des couleurs criardes et autres gifs de dauphins qui scintillent). Durant tout le temps où je chipote, je pense à autre chose, je me fais chier avec des possibilités, des couleurs hex en maudissant Blogger. Et puisque je suis quelqu'un de super visuel, je m'épanouis (et m'épuise) à chipoter ce truc comme un gamin qui tenterait de dégrafer un soutif pour la première fois.

Brefouille.

Cerveau légèrement en compote.

Je me suis relue, obviously. Cracher sa hargne, son venin, chose faite. Qu'est-ce que ça change, au fond ? Est-ce que c'est vraiment écrire qui aide ? Savoir que ça sera lu ? Mmmmh, honnêtement, oui. Je considère que lorsqu'on a un blog public, ce qu'on écrit finit par être déposé devant le courageux lecteur qui lira en diagonale ou pas, même si on n'a aucun retour. C'est jeté dans l'univers tel un pavé ou un petit caillou dans l'océan du web. Mais je pense que dans mon contexte, c'est surtout s'octroyer le droit de dire les choses autant de fois que le besoin se fait sentir, être redondante s'il le faut, dire avec mes mots sans parfois mettre toutes les nuances (car dans toutes les histoires, il y en a, même dans la mienne et je les connais). Ne pas s'interdire de mentionner le laid, ce qui fait chier et, paradoxalement, ce qu'on aura du mal à garder en ligne aussi. J'apprends ici, en quelque sorte, à faire ce que j'ai tant eu de mal à faire IRL : savoir parler de ce que j'ai vécu à d'autres et endurer un peu ce que je ressens quand c'est partagé. Pour tout un tas de raisons (que je ne mentionnerai pas dans cette note -- mollo hein, faut que je respire un petit coup), j'ai beaucoup dû jongler avec cette notion de dire aux autres et ce que ça impliquait par la force des choses. Et, je ne t'apprends rien, ça fait partie des paramètres hyper relous qui te freinent.

Ecrire aussi souvent que le besoin se fait sentir, en ce moment, est important pour moi. Même si c'est brouillon, pas toujours clair ou limite inutile. (ou des fois bien !)

Par contre, va falloir que je me remette à communiquer avec le corps (et pas seulement bouffer des bons plats que je cuisine). J'ai nié un peu sa gueule... mais ça fait un peu 3 ans que je fais ça. Ça n'a pas été simple de passer du jour au lendemain à un corps qui a changé directement en l'espace de quelques heures parce que j'ai une endométriose type volcan : silencieuse très longtemps puis BOUM ! le machin se déclare en full frontal et t'en reviens jamais (un peu comme le mont Saint Helens). Genre, tu redeviens jamais comme avant. Il a fallu que je m'habitue un peu à lui. En outre, j'avais pas envie de dévaliser des magasins alors que je savais pas trop où j'en étais dans ma tête. Cerveau caca + corps en vrac, ça donne rarement : "mmmmh ce jean avec ce haut, ça va vraiment être bien". En général, je pense que ça donne : "Jeans pas à mon avantage, petit haut teint malade". Après, très logiquement, tu bouffes un Quick (ou un KFC, comme tu veux).

A part ça, truc ultra cool, le chat va vachement mieux ! J'ai pu compter sur lui pour qu'il me ramène une souris vivante dans le hall d'entrée et faire la bataille entre lui et moi sur lequel de nous deux allait la choper le plus vite à 3h du matin (lui plein de poils et moi à poil !).

J'ai gagné !