C'est important de lire des blogs. La magie tient dans le fait que la personne qui poste une note n'a parfois aucune idée à quel point ça peut aider une autre personne à changer de perspective pour la journée. (Comme moi ce matin, en lisant la note de Sténia. Va lire la note de Sténia, nom didjou !)
Dieu a enfin appuyé sur le bouton "printemps", c'était pas trop tôt, putain. 11h30, je suis encore dans mon lit, j'entends les oiseaux chanter, le voisin qui prépare le BBQ et l'odeur arrive jusque dans ma chambre, les enfants jouent dehors. Seigneur, comment j'ai attendu ça longtemps.
Pris une douche, filé les médocs au chat avant qu'il ne se barre dehors profiter du soleil (ou encore se bagarrer, hein, cette racaille).
Portée par la joie partagée du voisinage pour ce soleil de saison, je me suis dit que j'allais me faire un petit déjeuner qui te refout sur le droit chemin intérieur : œufs mollets, tartines grillées, jus d'orange, cacao, saumon fumé en tranches et carottes râpées. Théoriquement, je dirais que j'ai visé juste.
Ici, je ne parle pas vraiment de ce que je traverse en ce moment. Vous avez des grandes lignes saupoudrées d'humour (parfois bien et parfois naze, m'enfin ça, c'est vous qui voyez), mais je ne griffonne pas en détail le bordel. Je l'écris à mon père dans un carnet ou, comme je le précisais ultérieurement sur mon blog, à mon chat mort (oui, je parle à mon chat mort --mais aussi aux autres morts comme mon père. J'ai totalement un côté goth, j'en peux rien). Puis ici, faudrait sans doute que je foute des trigger warnings relous dans tous les sens (parce que, a priori, c'est ce qu'on est censé faire de nos jours O_o), et ça finirait par ressembler à une balade destroy sur le Strip de Las Vegas avec tout qui clignote en mode Ibuprofen.
Cela dit, grâce à du saumon, une carotte râpée industrielle (oui, écoute, j'ai pas le temps) et une note bien écrite sur un blog, je me suis rappelée qu'on pouvait AUSSI, de temps en temps, choisir un peu le statu quo. M'a fallu plus de 30 ans pour comprendre cette perspective possible et temporaire. Et, quelques fois, j'oublie qu'elle existe. Pourtant, c'est parfois indispensable. Il faut savoir s'arrêter deux secondes dans le bordel et se dire : "meh, je vais faire une pause et accepter un peu l'état actuel du truc en pensant fuck it." Fuck it est également très utile.
Toujours pas fait ma routine beauté 48 étapes. Sais pas trop ce que j'attends.
Donc, pour résumer, c'est un peu ma note de Bigfoot content, en fait.
Bon, je vais faire une sieste devant le documentaire sur le Fyre Festival qui a arnaqué des gamins riches.
