Je suis pour écrire dans un carnet et dans un autre en simultané. Pour en délaisser un et en préférer un autre. Ecrire la rosée du matin quand tout va bien et le vinaigre qu'on boit certains jours jusqu'à la lie pour un rien. Je suis à fond pour chialer dans les carnets, vomir les ombres. Ecrire ce qui nous hante et déchirer toutes les pages qui nous brûlent les doigts. Laisser des miettes dans le carnet et y renverser son café. Elaborer la liste des rêves, rater ses objectifs. Retirer une page et la plier pour la coincer dans la petite poche.
Je vis mon blog de la même façon, avec toutes mes humeurs de merde ou quand elles sont pleines d'humour. C'est un rapport viscéral, impulsif, immature, jovial, jusqu'au-boutiste, fracturé, mais beau aussi. Toute l'idée résidait là-dedans en démarrant ce blog, un truc qui "morfle" plutôt que ce qui m'entoure.
Bref, j'ai embrassé le rose, j'ai envoyé certaines notes pleines de bobos aller faire la sieste en brouillon. C'est bien, brouillon. En fait, c'était bien pour moi d'écrire le plus laid dedans mais les garder en ligne me donnait cette impression infecte de montrer mes cicatrices sur le bras de façon permanente alors qu'en vrai, je suis bien plus pudique à propos de tout ça. En tout cas, je porte pas mon bordel avec bravade.
Hier a été une journée franchement excellente ! Plein soleil, le printemps dans toutes les pièces (suis-je la seule à sentir le parfum de chaque saison ?! C'est une question réelle. Pour moi, chaque saison a une odeur très particulière). Ça permet d'atterrir, de prendre un certain recul, de calmer ce qui a filé un petit coup de jus.
(bon évidemment vu que c'est un con de pays, il pleuvra sans doute demain)
Partie faire les courses aujourd'hui. J'ai acheté cette connerie de Gameboy à 10 € (genre, la Gameboy ultra old-school, pas l'originale qu'on a eue lorsqu'on était enfants). J'ai vite compris qu'elle ferait des merveilles dans mes toilettes. Acheté de la bouffe comme si je nourrissais une famille de 4 personnes MAIS diantre, cette confiture aux poires fait partie des merveilles que je viens de découvrir.
Théoriquement, je suis censée retravailler en août. Ça doit encore se confirmer. Oui, je pense que ça me fera du bien de crâner tous les matins en maudissant ces fameux collègues qu'on déteste tous un peu (genre le super pote de la RH -- see what I mean ?!).
Vanessa Paradis en couverture du Harper's Bazaar ; tu penses bien que je n'ai pas réfléchi, ça a été direct dans mes bras. Dans la foulée, Adieu Soulayman de Bruno Guillot et FOX de Joyce Carol Oates. Tentative timide de m'y remettre mais au pire, si ça ne marche pas, il me reste encore les Martine de mon enfance (promis, je ferai des reviews sur Martine à la plage) (et quand j'écris ça, je sens déjà en moi que je serai capable, très paradoxalement, d'assurer dans ce genre de reviews car elles seraient forcément drôles et pourries --- putain, ça y est, mon esprit s'emballe devant les possibilités XD)
Studio 666 tourne en fond et des draps frais m'attendent ce soir après un bain de lavande.
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