21.4.26

Ob-la-di, ob-la-da, life goes on, brah

 Je me suis mise à faire du scrapbooking, mais genre le scrapbooking d'ado, depuis vendredi après midi. J'égorge les magazines, je fais saigner mon imprimante et je fais une overdose de colle comme à l'école. Je suis pas loin de m'acheter des ciseaux à paillettes pour être à fond dans cette ambiance de maternelle avec ado intérieure relativement zen. Parce que ce bordel me fait du bien. En fait, je fais du blog papier un peu moins chiant qu'un carnet écrit solennellement au Bic noir.

Donc, je découpe des photos, je colle, je balance de l'écoline dessus comme si je saignais du nez de façon artistique et après je prends mon super feutre et mon Typex pour écrire mon bordel. Ce truc me calme à fond ! À mon avis, c'est l'alliance d'images, de notes écrites et de faire un truc avec mes mains pendant 1000 ans qui me fout quasiment dans un état méditatif assez bénéfique où je me dis à la fin : « Putain, quelle belle note écrite sur la tronche à Kate Moss », ou autre victime du jour, et après je suis contente.

Con à dire, j'avais jamais fait ça comme ça avant. Chose faite, désormais. L'adulte est contente, l'ado en furie est contente, la gosse avec sa colle et ses ciseaux est contente. Je pensais pas que mon nirvana serait des grosses séances de bricolage. Cela étant dit, je ressens parfois la même zénitude en montant des meubles Ikea ou quand je pense à recarreler ma salle de bain. Vraiment raté ma vocation d'une profession manuelle avec Roger.

Le tout mis l'un dans l'autre, ça m'a donné envie de faire de ce blog un mini-blog. Genre une seule note affichée et si tu la vois, bah t'es un veinard (quand c'est bien foutu) ou un malheureux (si ma note est déglinguée). Ou parfois tu en rateras une parce que tu fêtes l'anniversaire de tantine et que j'en ai balancé deux en 2h.

C'est une sorte de roulette russe avec des mots, quoi.

J'espère que tu es accro à l'adrénaline de canapé troué et confortable, vivons dangereusement comme des hors-la-loi.

Je vous laisse, je dois écrire sur la tronche à Donald Trump mais je pense lui filer une moustache con, deux dents en moins avec une belle cicatrice (ou un dessin de bite sur le front, ce qui est vachement plus probable en le taggant « caca »).

Je sais pas pourquoi Elizabeth Gilbert a ressenti ce besoin impérieux d'aller à Rome, en Inde puis à Bali.

Bouffe une pizza, fais un autel à la gloire de Janis Joplin et arrose ta jardinière en faisant du scrapbooking d'ado ; ça revient au même et c'est plus abordable.

A plus dans le bus !